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    25 ans de SEO : qu’est-ce qui a changé ?

    29 novembre 2025

    J’ai commencé à faire des sites web au tout début des années 2000. A l’époque, je bricolais mes premières pages HTML sur Mygale, une plateforme gratuite qui deviendra un peu plus tard Multimania. J’étais fasciné par cette possibilité incroyable de mettre en ligne mes idées, mes passions, mes expériences, et de les rendre accessibles au monde entier. Je me souviens très bien de mes premières découvertes sur Altavista, un moteur de recherche qui me paraissait presque magique tant il me permettait de dénicher des informations que je n’aurais jamais imaginé trouver autrement. Google arrivera peu après et, sans que je m’en rende compte, il allait transformer mon existence numérique et professionnelle d’une manière profonde et définitive.

    Mon histoire avec le référencement

    Au début de ma carrière professionnelle, je ne roulais pas sur l’or. Mon salaire était insuffisant pour vivre correctement et j’étais contraint de trouver d’autres sources de revenus. Le web s’est présenté comme une opportunité providentielle. Ce n’était pas un choix stratégique, mais une nécessité vitale. Pour que mes projets soient rentables, je devais comprendre comment attirer du trafic, comment rendre mes sites visibles, comment capter l’attention de ceux qui avaient besoin de ce que je proposais.

    C’est ainsi que je suis tombé dans le référencement. Le SEO est d’abord devenu un moyen de survie, puis une passion profonde, presque viscérale. Optimiser un site, comprendre les mécanismes d’un moteur de recherche, tester, expérimenter, échouer, réussir. Tout cela est devenu essentiel à mon quotidien. Ce qui n’était qu’un besoin fondamental s’est transformé en un mode de pensée.

    L’arrivée de Google qui a tout changé

    Lorsque Google est arrivé, j’ai senti que quelque chose de colossal se passait. Altavista, Lycos, Voila et les autres semblaient soudain dépassés. Google avait cette nouvelle faculté de comprendre ce que nous recherchions. Ses résultats étaient pertinents, rapides, efficaces. Au lieu d’afficher un fatras de liens inutiles, il semblait lire dans nos intentions. C’était révolutionnaire.

    Très vite, j’ai compris que maîtriser ce moteur serait la clé de mon avenir sur le web. J’ai passé d’innombrables heures à observer les résultats, à tester des stratégies, à analyser les comportements du robot Googlebot. Rien n’était documenté. Tout était empirique. Il fallait ressentir l’algorithme plus que le comprendre. C’était une époque où chaque ajustement avait un impact presque immédiat, où l’on pouvait apprendre plus en un mois qu’aujourd’hui en un an.

    Mon immersion dans la communauté SEO est arrivée naturellement. J’ai rejoint WebRankInfo, où j’ai activement aidé d’innombrables personnes. Je n’en avais même pas conscience, mais j’étais en train de devenir une sorte de pionnier du référencement francophone. Je me permets ici un clin d’œil à Olivier Duffez et à toute la communauté de l’époque. Nous étions une poignée à comprendre que le référencement allait construire le web de demain.

    Et très vite, mes propres sites se sont positionnés sur des requêtes hautement concurrentielles. J’occupais des premières places qui faisaient saliver des professionnels aguerris. Certains étaient même si contrariés qu’ils tentaient de pratiquer du negative SEO sur mes sites. Je recevais des liens toxiques, des attaques, des tentatives malveillantes. C’était un Far West numérique, où chacun expérimentait sans réelle règle. Et malgré l’ambiance parfois hostile, je m’amusais follement. Quelle époque ! Quand j’y repense, tout était à inventer.

    Vous n’avez pas d’expérience

    Ce qui est amusant, c’est que malgré mes premières réussites et mon implication dans la communauté du référencement, je ne faisais pas vraiment partie du paysage professionnel. À un moment, j’ai songé à travailler pour des agences spécialisées dans le domaine. Je me sentais légitime, prêt à franchir le pas et à faire du SEO mon métier à plein temps. Mais cette ambition s’est heurtée à un mur. Un mur qui paraît aujourd’hui totalement absurde. On me disait que je n’avais pas de diplôme. C’était ironique parce que ce diplôme n’existait pas encore et personne ne possédait la légitimité scolaire que l’on exige aujourd’hui. Pourtant, les portes restaient fermées.

    Pour illustrer l’absurdité du système, je raconte souvent cette anecdote. J’ai postulé dans une agence rennaise, persuadé que mes compétences parleraient d’elles-mêmes. On m’a poliment remercié et gentiment expliqué que mon profil n’était pas intéressant. Je n’ai pas accepté ce refus. J’ai créé un site dans la foulée, puis je l’ai positionné devant le leur sur toutes les requêtes qui concernaient leur activité. Pas une, pas deux, mais toutes. J’étais premier. Leur entreprise apparaissait après moi, parfois loin derrière. Malgré cela, ils n’ont jamais changé d’avis. Aucun mot. Aucun appel. J’ai compris ce jour-là que je ne serais jamais salarié de ce secteur. Curieusement, cette frustration s’est transformée en liberté. J’avais trouvé un équilibre entre mon job alimentaire et mon activité sur le web. Je n’avais plus besoin de l’aval de qui que ce soit. C’est probablement la meilleure décision que j’ai jamais prise.

    De 2000 à 2025, qu’est-ce qui a vraiment changé ?

    On pourrait croire qu’en 25 ans, le SEO a totalement changé. C’est faux. Bien sûr, les algorithmes ont évolué. Les filtres, les mises à jour, les exigences techniques, tout cela s’est raffiné et complexifié. Mais au fond, le cœur du métier reste identique. Il s’agit toujours d’être pertinent. De répondre aux besoins des utilisateurs. D’apporter une information claire, utile, structurée.

    La grande révolution n’est pas technique. Elle est qualitative. Autrefois, il existait des centaines de techniques obscures pour gruger l’algorithme. Aujourd’hui, ces méthodes sont obsolètes ou risquées. Ce qui prime, c’est la qualité du contenu, son expertise, sa profondeur, son intention. En 25 ans, on est passé du bricolage stratégique à la construction réfléchie. Le SEO n’est plus une série de hacks. C’est un véritable métier.

    L’avènement des réseaux sociaux

    Ce qui me frappe aujourd’hui, c’est de constater que j’avais déjà compris quelque chose d’essentiel avant tout le monde, sans avoir su l’exploiter correctement. À l’époque où Myspace faisait à peine ses premiers pas, j’avais créé une communauté de musiciens dans ma région. Le site proposait un forum, des actualités, la possibilité pour les utilisateurs de publier des contenus eux-mêmes et d’interagir les uns avec les autres. C’était un réseau social avant l’heure. Je n’avais pas conscience de l’importance de ce que je construisais. Si je l’avais su, peut-être aurais-je persévéré ? Peut-être aurais-je pu anticiper l’arrivée de plateformes massives ? Ce projet aurait pu être mon tremplin. J’étais en avance, mais incapable de voir l’ampleur de ma propre vision.

    L’arrivée de Facebook et Twitter a définitivement changé la manière dont nous utilisons Internet. La visibilité ne se gagnait plus uniquement sur Google. Elle se trouvait à la croisée des flux sociaux et de la recherche. Rapidement, un nouvel équilibre est apparu. Le SEO ne pouvait plus se penser isolément. Il devait s’intégrer dans une stratégie globale où l’attention de l’utilisateur devenait la ressource la plus rare. Les réseaux sociaux ont modifié les habitudes, rendu l’information plus volatile, plus instantanée. Les sites web n’étaient plus seulement des destinations, mais des étapes dans un parcours user centric. Cette convergence a façonné un nouveau paradigme. Celui dans lequel nous évoluons encore aujourd’hui.

    Le futur avec l’intelligence artificielle

    Pour la première fois en 25 ans, je remets sérieusement en question l’avenir du référencement. Depuis mes débuts, j’ai entendu cette phrase mille fois : « le SEO est mort ». Pourtant, jamais, je n’y avais cru. Jusqu’à maintenant. Les transformations actuelles ne sont pas cosmétiques. Elles sont structurelles. L’intelligence artificielle générative, mais surtout la manière dont elle s’intègre dans notre quotidien numérique, remet fondamentalement en cause le rôle même des moteurs de recherche.

    Les récents serveurs MCP ouvrent des perspectives que je peine à mesurer. Nous entrons dans un monde dans lequel l’interface disparaît, où l’on ne clique plus, où l’on ne navigue plus. On pose une question à un chatbot, on obtient une réponse directe, personnalisée, contextualisée. Où se loge le référencement dans ce modèle ? Quel est le rôle d’un site web si la connaissance est condensée, synthétisée, digérée par une IA ?

    Je ne suis pas pessimiste. Mais je suis lucide. Un changement gigantesque se prépare. Pour la première fois depuis Google, le web tel que nous l’avons connu va disparaître ou, au mieux, muter. Les sites ne seront peut-être plus consultés. Les liens deviendront des sources, des matériaux bruts.

    Les SERP pourraient disparaître. Le trafic organique pourrait ne plus exister. Peut-être faudra-t-il repenser l’ensemble du modèle économique, le rôle des éditeurs, la visibilité, l’autorité, la confiance. Nous sommes à l’aube d’une transition qui n’a aucun précédent. Et personne ne sait vraiment comment s’y préparer.

    Référencement un jour…

    En 25 ans, j’ai vu le SEO naître, grandir, se structurer, se professionnaliser et prospérer. J’ai vu les pionniers, les charlatans, les experts, les pilleurs et les visionnaires. J’ai participé, à mon échelle, à façonner une part de cette histoire. Aujourd’hui, je ne sais pas ce que deviendra le référencement. Ce que je sais, c’est que le web change, encore et toujours. Et que, malgré les mutations, une chose demeure. La quête de visibilité, de sens et d’attention restera au cœur de nos préoccupations. La manière d’y parvenir évoluera, mais l’objectif restera le même. Peut-être que le SEO tel que je l’ai connu est en train de s’éteindre ? Peut-être qu’il renaîtra sous une nouvelle forme ? Quoi qu’il en soit, j’ai eu la chance d’être là dès le début. Et cela, personne ne pourra jamais me le retirer.

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    Je fais du SEO depuis plus de 25 ans, bien avant que le mot ne devienne à la mode. J’ai fait mes armes au début des années 2000, à une époque où l’on soumettait encore des sites à l’annuaire Yahoo, où Altavista régnait sur les recherches et où Google était encore balbutiant. Au fil du temps, j’ai créé de nombreux sites dans des domaines variés, de la musique aux blogs “buzz”, en passant par des communautés en ligne très actives et quelques projets d’e-commerce. Aujourd’hui, je partage mes connaissances uniquement par passion, avec la même curiosité et le même plaisir qu’à mes débuts.

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